Une comédie fantastique française avec des vampires dedans. Pas vraiment convaincant.
La comédie française a un peu trop tendance à ronronner et à nous servir toujours les mêmes recettes. Alors quand arrive une comédie avec des icônes fantastiques fortes comme le sont les vampires, on se dit : pourquoi pas ? On aurait pourtant préféré que le pari soit réussi …
Les Dents de la Nuit nous propose de suivre une bande de jeunes fêtards se rendant dans l'une des soirées les plus branchées qui existe : la Nuit Medicis. Ils parviennent à trouver des invitations mais ne savent pas que lors de cette soirée, les invités servent en fait de repas à un clan de vampires.
La chose qui surprend dans
Les Dents de la Nuit, réalisé en duo par deux ex-publicitaires, est un rythme déficient et une mise en scène paresseuse qui ne parviennent pas à insuffler du dynamisme à une comédie qui se voudrait loufoque. Chose assez handicapante pour une œuvre qui se voudrait plus dans la lignée de
La Cité de la peur que de
Shaun of the dead en alignant les vannes et les jeux de mots … qui fonctionnent une fois sur trois. Difficile dès lors de s'enthousiasmer même si les scènes réussies le sont parfois plutôt bien et même si
Hélène de Fougerolles nous régale en potiche blonde qui hérite des meilleures répliques, mais que les scénaristes servent mal en préférant s'attarder sur des personnages moins drôles. On retrouve pourtant avec plaisir un
Sam Karmann parfait en dentiste assez lourd et un
Jean-Luc Couchard à la gouaille toujours intacte.
Profitant de décors soignés et d'effets spéciaux réussis,
Les Dents de la Nuit rame pourtant à séduire, l'hommage aux films de vampires étant trop léger pour ne pas faire gadget et la charge humoristique trop fluctuante. Même si on y trouve la fraîcheur attendue du côté du casting où les
Patrick Mille,
Frédérique Bel et
Vincent Desagnat sont à leur aise,
Les Dents de la Nuit n'a a proposé uniquement que quelques répliques bien senties et un délire cyclique sur le
Titanic qui fait son effet. Les principaux responsables de la tiédeur du film sont les deux metteurs en scène, visiblement pas encore assez matures pour mener un projet aussi ambitieux à terme. Quelques fulgurances ça et là ne peuvent malheureusement pas sauver un métrage qui manque cruellement d'unité, et qu'on aurait pourtant vraiment aimé aimer. La tentative d’apporter du renouveau dans le genre de la comédie française est louable. Dommage que le résultat ne soit pas à la hauteur.