Après une cinquième saison plutôt catastrophique, les femmes au foyer désespérées reviennent pour le meilleur… mais surtout pour le pire.
La cinquième saison nous avait laissés atterrés par un twist navrant servant à introduire de nouvelles intrigues qui tenteront vainement de relancer la série. Pourtant, ce ne sont pas les qualités qui manquent à commencer par la nouvelle famille qui vient s'installer dans le voisinage de Wisteria Lane. Son personnage principal -
Drea DeMatteo - incarne ici une mère protectrice qui cache un vilain cadavre dans le placard, basé sur un attentat écologique et sur le culte du secret. Ces nouveaux voisins seront pourtant assez malmenés par les scénaristes qui les laissent parfois carrément de côté, mais ils seront au centre des meilleurs épisodes de la saison. A notre plus grand regret et on le sent venir dès leur arrivée dans cette petite bourgade des Etats-Unis, ils ne seront présent que le temps d'une saison, si bien qu'on les voit malheureusement partir tant les possibilités étaient nombreuses. La résolution de leur secret est à l'image de la saison : poussive et rapidement clôturée… deux mots indignes de la série !
A côté, nous avons les intrigues secondaires pas franchement passionnantes. Une où Lynette se retrouve enceinte de jumeaux et une où Susan et Gaby sont rivales face à leurs deux progénitures (MJ/Juanita) qui n'ont de cesse de trouver une utilité dans le show. Les trois femmes vont permettre également de faire germer quelques bonnes idées au sein de l'équipe scénaristique, mais qui ne vont malheureusement pas être exploitées jusqu'au bout. En l'occurrence, on parle ici du départ de Katherine (partie brouter de l'herbe dans une autre série,
Body of Proof) qui part sur une bonne lancée, mais qui se plante au final dans une sombre histoire de lesbianisme dont on se serait bien passé et ce malgré la présence de l'excellente
Julie Benz (que l'on verra cette saison dans
No Ordinary Family).
Desperate Housewives dérive petit à petit et l'ennui commence très clairement à s'éveiller.
L'utilisation des « housewives » est parfois risible, avec Bree qui devient une simple plante verte malgré un bon début de saison, et Gaby qui n'est finalement présente que pour donner la réplique au personnage de
Drea DeMatteo, mais qui arrive toutefois à s'en sortir honorablement en fin de saison grâce à quelques passages bien pensés. Passons également sur Andrew qui ne sert définitivement plus à rien si ce n'est représenter un public qui regarde sans doute la série, pour arriver jusqu'à la palme du meilleur perdant, j'ai nommé… Orson ! Devenu handicapé, ce dernier devient jaloux et s'efface petit à petit du paysage de Wisteria Lane. Tant mieux serait-on tenté de dire, cela nous fera le plus grand bien, mais tout de même… après tant de travail pour l'imposer dans le casting, c'est un sacrifice abrupt et inutile.
Heureusement, pour relancer un peu l'intérêt, les scénaristes vont avoir l'idée de rajouter une autre intrigue à celle déjà en place. Et en l'occurrence, en dépit, là encore, d'une fin mal dosée, l'apparition d'un tueur en série qui va s'en prendre en premier lieu à Julie et qui va petit à petit « s'affirmer » et nous surprendre. La genèse de ce monstre, qui est d'ailleurs extrêmement bien contée dans l'épisode 20, est fascinante. Difficile de le décrire sans pour autant vous donner des indices, mais sachez qu'il reste très prévisible et que l'on se demande comment Lynette n'a pas pu le voir aussi rapidement que nous. Bien amenée, elle s'avère être l'une des bonnes surprises de la saison, mais que diable, pourquoi est-il si difficile de tuer un personnage principal ? Bonne nouvelle : le cliffhanger s'avère incroyablement efficace et relance clairement notre sympathie pour cette série qui a bien eu du mal à se relever. La septième saison sera-t-elle celle du renouveau ?
Mais qu'a-t-il bien pu se passer à Wisteria Lane ? Où sont le peps, la surprise et les rebondissements qui ont fait le succès de Desperate Housewives ? Nul ne le sait. La déception est de mise, c'est un fait que l'on sait depuis déjà quelque temps. En revanche, ce que l'on sait moins, c'est comment on va appréhender la septième saison qui s'annonce particulièrement déroutante sur bien des points…