Très largement sous-estimée par les téléspectateurs français en dépit de critiques presses dithyrambiques, The Good Wife est revenue sur M6 il y a peu. Plein feu sur cette série qui fait parler.
The Good Wife raconte le destin de l'épouse d'un politique accusé de malversation financière, doublé d'une coucherie extra-conjugale. Alors que son mari est en prison, Alicia Florrick (
Julianna Margulies) décide de reprendre sa vie en main et de redevenir avocate pour le compte d'un cabinet réputé, tenu par un ami de longue date. Ami ? À la fin de la première saison, c'est en effet un dilemme qui vient se poser entre elle et Will, dilemme qui va être très vite mis de côté par l'insistance d'Eli Gold, le conseiller en communication de Peter Florrick (
Chris Noth) - son mari. Dès lors, c'est une belle transformation que va entreprendre
The Good Wife, en s'intéressant à ce triangle amoureux, tout en réussissant l'exploit d'approfondir au maximum les différentes affaires. Mention spéciale par exemple au sixième épisode qui fait intervenir
Michael J. Fox dans le rôle d'un avocat usant de sa maladie pour réussir à défendre son client - une grosse entreprise pharmaceutique.
L'autre tendance de la saison va se révéler être un combat entre les deux ex-collègues et rivaux : Alicia et Carry (Matt Czuchry). Désormais stratège et parti civil pour Peter Florrick qui a fait un retour des plus tonitruant sur la scène politique, le jeune homme va se révéler être plein de surprises, dans les mauvais moments, comme dans les meilleurs. Son aide va se révéler précieuse pour Kalinda (
Archie Panjabi) qui va d'ailleurs avoir son lot d'intrigues toutes liées évidemment aux affaires de sexe du mari d'Alicia. Évidemment, dès lors que l'on s'intéresse aux à-côtés des affaires que traite le cabinet, le scénario prend un tournant décisif et s'impose comme l'un des plus ambitieux du moment.
Pourtant, rien ne prédestinait vraiment
The Good Wife à devenir ce qu'elle est parvenue à devenir. Enchainant les récompenses, notamment pour son interprète principal (Juliana Margulies), c'est à son cast et à son duo de créateur Michelle et Robert King qu'on lui doit notre sympathie. Partant d'affaires au final classique, la série s'offre une consécration à chaque épisode grâce à ses acteurs de génie.
Julianna Margulies (
Urgences) n'a plus grand-chose à prouver, on attendait donc de pied ferme
Archie Panjabi et
Christine Baranski. Peu connues sur notre territoire, les deux actrices subjuguent les scènes dans lesquelles elles apparaissent. Une prouesse ? Pas vraiment, et le pire, c'est que ce talent est présent depuis le premier épisode de la série. Un arrêt du côté des hommes pour (re)découvrir
Josh Charles qui joue un formidable Will Gardner et un
Alan Cumming qui surprend en Elie Gold et en magnat de la communication. Vous mélangez le tout, et si cela ne donnera certainement pas le gloubi-boulga de la décennie, on aura droit en revanche à l'un des meilleurs drama de ces 5 dernières années. Et s'il vous prenait l'idée de le regarder chaque jeudi à partir du 20h45 sur M6, vous ne pourriez qu'être agréablement surpris.