L'œuvre sulfureuse (en théorie) de Julia Leigh tente à nouveau de séduire le public en se prostituant sur dvd.
Résumé : Ce que les hommes lui font la nuit, elle ne s'en souvient pas quand le jour se lève… Une jeune étudiante qui a besoin d'argent multiplie les petits boulots. Suite à une petite annonce, elle intègre un étrange réseau de beautés endormies. Elle s'endort. Elle se réveille. Et c'est comme si rien ne s'était passé…
Accusé par la presse américaine de faire l'éloge de la prostitution féminine,
Sleeping Beauty prouve deux choses : 1) que le puritanisme US n'a pas finit de dire des bêtises. 2) qu'une œuvre aussi prétentieuse et soporifique que le premier long-métrage de
Julia Leigh n'a pas besoin d'autre chose qu'un sujet scabreux pour faire sa pub gratuite. Inutilement maniéré, faussement choquant, vide de la moindre consistance intellectuelle ou émotionnelle, porté par une comédienne stupéfiante d'absence (sa mollesse dans
Sucker Punch n'était donc pas un accident),
Sleeping Beauty n'est rien moins qu'un modèle d'opportunisme « artistique » qui à l'instar de la drogue faisant s'assoupir son héroïne, assomme le spectateur proche de la narcolepsie. Le sentiment de s'être fait violer en moins. Ce qui n'est déjà pas si mal. La réalisatrice et son actrice principale tentent tant bien que mal de justifier du bien fondé de
Sleeping Beauty dans l'unique bonus de ce dvd qui fait s'entrecroiser les arguments de chacune (env. 12 min). On sera un poil plus convaincu par les prestations techniques de l'édition aguicheuse et attirante de ce point de vue.
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Disponible dès le 20 mars chez
ARP Sélection
Prix indicatif : 19,99€