Malheureusement le désastre qu’est
300 ne semble pas suffire au fan-boy
Zack Snyder. Outre son adaptation du réputé inadaptable
The Watchmen, alors qu’il s’est avéré incapable de réussir le très adaptable comic book de
Frank Miller, le jeune réalisateur se sent pousser des ailes en décidant d’élaborer des histoires de son propre cru.
Il développe donc un thriller zombiesque pour le compte de Warner,
Army of the Dead. A partir d’un pitch classique - un futur proche, dans un Las Vegas sous quarantaine, un père tente de sauver sa fille d’un monde envahi de zombies –
Zack Snyder se décharge de la construction du scénario auprès de
Joby Harold, réalisateur et scénariste de
Awake, préférant pavoiser en annonçant d’ores et déjà une stylisation et un épisme comparable à ceux de
300, sans en reprendre toutes les spécificités techniques, bien qu’il ne soit pas encore attaché à la réalisation.
Parallèlement, il co-scénarise également un film d’action fantastique avec
Steve Shibuya,
Sucker Punch, qui si l’on en croît le titre devrait être une relecture du mythe du vampire.
Déléguant l’écriture de ses scénarios à des personnes compétentes ainsi que sa réalisation aux artistes digitaux, le bon technicien mais piètre auteur qu'est
Zack Snyder se permet donc de multiplier les projets à la sensibilité spartiate et de surfer sur la hype, qu’on espère momentanée, dont il bénéficie. Le
Renny Harlin du pauvre est né, puisque prétentieux, on lui souhaite tout de même un parcours identique.