Mission accomplie pour la machine à rêve de Marvel
S'il fallait se fier a l'ambiance d'une projection presse afin de juger du succes d'un film, celui de The
Avengers serait assuré. Une soirée pluvieuse sur les Champs Elysees,un cinéma plein a craquer de journalistes stylos en main et lunettes 3D sur le nez (qui rendent la prise de note considérablement plus difficile) tous etaient la pour décortiquer le mastodonte
Hollywoodien qui sortira en salle le 25 avril.
Et d'après le dossier bien fourni que chacun a recu,cela ne fait plus aucun doute,c'est du spectacle qu'on va prendre plein les yeux. Et pour cause, les tetes d'affiche sont si nombreuses- Robert Downey Jr,
Scarlett Johansson, Samuel L
Jackson, Mark Ruffolo-bref,qu'elles donneraient presque autant le vertige que la 3D particulièrement réaliste. Mais que l'on ne s'y trompe pas, le véritable superpouvoir de The
Avengers est beaucoup de choses, sauf un énième film de superhéros pour enfants.
Bien sur il en a tout l'air; les figures emblématiques des comics Marvel (
Iron Man,
Thor,Hulk..) réunis devant l'objectif de
Joss Whedon (Buffy Contre les
Vampires) en mission pour sauver le monde (entendre ici Manhattan) comme eux seuls savent faire. Le réalisateur relève en effet le défi de faire co exister ces heros, dont certains ont connus par le passé le succès cinématographique a leur propre compte (encore
Iron Man,
Thor, Hulk...) et les faire intéragir en tirant part de leurs univers respectifs. C'est ainsi qu'a la facon d'un boys band dans le vent, le spectateur peut choisir son favori et faire opérér le processus d'intendification.
Qu'en est il alors de ce public s'il ne se compose pas seulement d'enfants? Bien entendu,on pourrait s'arreter aux superhéros et leurs superpouvoirs sur fond de buildings a donner le vertige et retomber immédiatement en enfance mais le véritable tour de force de The
Avengers est d'aller bien au dela.
A l'heure ou tout ce qui est 'vintage' ou 'retro' est un gage de tendance (entendre ici bankabilité/rentabilité)
,The
Avengers frappe fort. Captain
America emblème supreme des Marvel,en meilleure forme que jamais offert a une toute nouvelle génération qui ne l'aura surement pas connu et ne cherchera sans doute jamais a le connaitre immortalisé sur les pages d'un comic. D'ailleurs pourquoi s'embeteraient-ils alors qu'ils peuvent désormais le voir a l'action et qui plus est en 3D? Le film rameute les 'adulescents', cette puissante génération de faux nostalgiques, les 'hipsters' diraient d'autres. Cette génération qui a du mal a grandir et a laquelle il faut jouer la c
arte nostalgie. Les memes qui portent des teeshirts a l'éffigie des déssins animés de leur enfance, les vinyles de leurs parents et boivent leur Cacolac avant de partir travailler a la Défense.
C'est une mention 'tous publics' on ne peut plus meritée qu'on attribue a The
Avengers qui font vibrer l'enfant que nous avons été et sourire celui que nous sommes encore malgré tout. Peu importe ce que diront les puristes sur le respect de l'adaptation (qui ne doit vraiment pas etre si horrible les veritables fans auront noté la participation éclair a l'ecran de
Stan Lee editeur chez Marvel et producteur executif du film,) peu importe si la surprise de la mission accomplie n'est que partielle, si les scènes d'action se multiplient au détriment d'un véritable synopsis ou d'une quelconque ligne directrice c'est bel et bien du frisson que l'on nous vend ici.
'What was the point of all this, a statement? A promise,' déclame solennelement Samuel L Jackson une fois la bataille terminée et le calme revenu sur la ville. Et la seule promesse qu'il évoque ici est sans aucun doute celle d'un deuxième opus.
Rédaction : Michaëla Waters et Gemma Halsey