L'adaptation du jeu vidéo à succès de Namco débarque enfin en DVD et Blu-Ray, que faut-il en attendre ?
Jin est un jeune homme disposant d'une force colossale. Il décide alors de s'inscrire à l'un des concours les plus réputés du monde afin de se faire de l'argent et battre le tenant du titre : Kazuya.
Après un premier film d'animation en 1997, la licence
Tekken avait été épargnée par la folie des adaptations cinématographiques lives qui ont fleuri ces dernières années. Il faut dire que l'on n'avait pas franchement été marqué par
Dead or Alive (si ce n'est la plastique des actrices) ni par le catastrophique
DragonBall : Evolution… L'annonce d'une arrivée imminente du jeu de combat de Namco-Bandai au cinéma ne fut donc pas un plaisir partagé par tous, car malgré la très relative apparition d'un scénario dans les jeux vidéo éponymes, on ne peut pas franchement dire qu'ils prenaient une part importante de la durée de vie. C'est donc sous la forme d'une sortie en Direct to video que l'on accueille ce
Tekken, non sans avoir avant tout scruté la bande-annonce du long métrage issu d'une collaboration entre américain et japonais. Le casting est en effet particulièrement diversifié et les cinéphiles y retrouveront par exemple
Chiaki Kuriyama (
Kill Bill),
Luke Goss (
HellBoy) ou encore
Ian Anthony Dale (
The Event) qui ont réussi, on ne sait trop comment, à se glisser dans la distribution de ce projet un peu farfelu.
Mais loin de tout apriori,
Tekken n'est pas un mauvais film. Sans pour autant admettre qu'il s'agit d'un chef d'œuvre, on a droit ici à une adaptation tout a fait correct d'un univers plus que d'un jeu en particulier. Les fans de la saga reconnaitront des personnages - ou combattants que l'on a déjà pu apercevoir dans le jeu vidéo comme Jun, Bryan Fury et même Jin le héros principal. Côté histoire, c'est une lutte fratricide qui nous attend, dans une gigantesque arène, théâtre de combats suivis par des milliards de téléspectateurs. Le maitre des lieux invite en effet les combattants de différentes multinationales à venir divertir l'auditoire et y ajoute un « élu du peuple », en l'occurrence notre jeune Jin. Forcément, ce dernier, à l'apparence chétive, va s'avérer plus difficile à battre que prévu, et va se retrouver face à Kazuya, le fils du « chef » qui n'a soif que d'argent et de pouvoir.
Vous l'aurez donc compris,
Tekken est une succession de combats plutôt bien fichus et parfois même impressionnants et intéressants. Les scénaristes essayent toutefois d'y insuffler un peu d'humanité en y collant des histoires secondaires mêlant amour, trahison et révélations, mais on ne peut pas dire que l'intérêt soit là. Le jeu d'acteurs est des plus affligeants (même Ian Anthony Dale est grotesque) et la romance entre Jin et sa bien-aimée combattante est plus que ridicule. Pas de quoi fouetter un chat donc, mais après tout, était-on venu pour ça au départ ? Pas vraiment, ce sont plutôt les affrontements qui intéressent et qui se révèlent suffisamment prenants pour éviter l'ennui. Les effets spéciaux sont au rendez-vous, la conclusion classique, mais sans prise de tête…
Tekken ne cherche donc pas à faire mieux que ce qu'il prétend être et sa force réside sans doute dans ce point qu'il ne faut pas mettre de côté.
Avec Tekken, Dwight H. Little s'embarque sur un navire qui chavire, mais sauve son équipage d'une mort certaine grâce à des combats plutôt prenants. Le scénario bête et méchant tient la corde raide d'un casting trop souvent affligeant et qui se demande sans doute ce qu'il est venu faire dans cette étrange production. Doit-on pour autant le mettre de côté ? Rien n'est moins sur.