Le Festival de Cannes 2012 fait son ouverture avec Moonrise Kingdom, le nouveau film de Wes Anderson qui embarque avec lui un casting quatre étoiles.
On peut le dire tout de suite sans trop de craintes,
Moonrise Kingdom ne décevra pas les fans de
Wes Anderson, qui retrouveront bien là sa patte à base d'humour décalé et de douce mélancolie. Voilà un film où on suit un jeune boy scout qui s'échappe de son camp où il est le mal aimé parmi ses camarades. Il rejoint une fille qui va l'accompagner dans son périple alors que les membres du camp et les secours sont à leur recherche. Pourquoi les deux enfants fuient-ils ? Pour aller où ? La réponse et dans ce sympathique
Moonrise Kingdom.
Pour compter cette histoire,
Wes Anderson réunit des acteurs habitués de son univers et quelques nouvelles têtes qui se fondent parfaitement dans l'univers. Tous sont en tous cas parfaits dans leurs rôles, de
Bill Murray à
Frances McDormand, en passant par
Bruce Willis,
Edward Norton ou encore
Harvey Keitel, s'en donnant tous à cœur joie dans le décalage requis pour coller à leurs personnages tous un peu loufoques. Et que dire des deux jeunes acteurs principaux,
Jared Gilman et
Kara Hayward, juste excellents de réalisme, drôlerie et sensibilité dans le rôle de ces jeunes adolescents tourmentés en quête de repère. On vit à leur côté une virée à la fois aventureuse et romantique tout à fait touchante qui parvient à surprendre assez souvent par ses situations et ses dialogues. Il faut ajouter à cela une mise en scène soignée de la part de
Wes Anderson, qui sait être à la fois souple et inventive et une superbe musique du toujours talentueux
Alexandre Desplat, qui lui vaudra bien encore des prix ou au moins quelques nominations. S'il faut tout de même reconnaître que ce
Moonrise Kingdom n'est pas un chef d'œuvre de par sa (trop) grande légèreté, il n'en demeure pas moins un spectacle divertissant et attachant comme son auteur sait les faire. Et comme dirait l'autre : « c'est déjà pas mal ! ».
Moonrise Kingdom n'est peut-être pas un grand film mais reste une œuvre drôle et touchante où on reconnaît la patte de son réalisateur, offrant un bon divertissement.